Dérives – Condamné par la justice, il est nommé au Conseil Constitutionnel !

Alain Juppé a décidé de quitter la Mairie de Bordeaux, très secouée ces dernières semaines par les Gilets Jaunes, pour aller se réfugier dans le confortable Conseil Constitutionnel, ce haut tribunal qui n’est autre que la Cour suprême française, calqué sur le modèle des Etats-Unis.

En guise de testament, alors qu’il devra garder le silence pendant les 9 prochaines années, l’ancien Premier Ministre a alterné la colère et les sanglots dans son discours d’adieu aux bordelaises et aux bordelais :

  • Ce fut d’abord la colère contre les Gilets Jaunes et contre les internautes, auxquels le nominé voue une défiance voire une haine à peine dissimulée, droit dans ses bottes,
  • Et les pleurs ensuite, et les sanglots, lorsqu’il évoque ses proches collaborateurs à Bordeaux, laissant transparaître alors une sensibilité longtemps cachée, bien cachée même.

Après avoir retourné sa veste suite à sa défaite lors de la primaire de LR pour rejoindre LaRem, Juppé obtient là un remerciement du Pouvoir pour son soutien sans faille depuis l’instauration du régime Macron.

Au-delà de ce grand jeu de chaises musicales entre juges issus de partis politiques euro-identitaires sinon euro-extrémistes, de gôche comme de droate et alternativement, de l’un et l’autre ou de l’autre et de l’un, la question qui se pose après cette nomination “surprise” du meilleur d’entre eux, est la suivante :

Est possible d’avoir été lourdement condamné par la justice française – plus d’un an de prison avec sursis quand même en dernier ressort – et pouvoir postuler au prestigieux et bien doté poste de juge suprême ?

La réponse est Oui.

En Macronie, bien évidemment oui.

Et cerise sur le gâteau : si vous avez été condamné à 1 an d’inéligibilité au vu la gravité des magouilles perpétrées, eh bien c’est bonus ! Et vous avez toutes les chances de remporter la mise !

Elle est pas belle la vie en Macronie ?

Même un simple élu local communiste d’une petite commune du centre de la France est appelé par certaines bonnes âmes à démissionner pour avoir écopé lui aussi de prison avec sursis, mais dans un dossier qui n’a rien à voir avec la probité financière, mais lié à des affaires de moeurs.

2 poids 2 mesures ?

A chacun et chacune de se forger sa propre opinion.

Alors, une fois posé ce constat terrible pour la démocratie, la vraie, quelle est la solution à tout cela, à tout ce qui arrive aujourd’hui ?

La réponse est politique et elle tient en 2 mots : le Frexit et le RIC, avec la mise en place d’une grande coordination nationale populaire pour surpasser cette République à bout de souffle.

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