Benalla – Police parallèle ou copinage malsain ?

(Source photo : AFP)

L’affaire Benalla n’en finit plus d’agiter la chronique : enquête judiciaire, enquêtes parlementaires, enquêtes journalistiques, enquêtes administratives, enquêtes citoyennes sur Internet… Tout le monde voudrait savoir comment une police parallèle occulte a pu se développer au plus haut sommet de l’État, à l’insu du plein gré de ce même état…

A moins que tout cela ne signe le dérapage d’un simple “copinage malsain”, pour reprendre les termes du Préfet de police de Paris, qui aurait mal tourné dans l’ivresse du Pouvoir.

Barbouzerie ou copinage ? 

Alors affaire de barbouzes en lien avec l’État profond et les élites mondialistes ? Ou intimité extrême ayant fini par déraper au sommet de la République en Marche ?

Tout laisse à penser que c’est l’entourage direct du président Macron qui détient les clefs de cette affaire d’État :

Les interrogatoires opérés ce matin auprès du préfet de police de Paris et du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb pointent du doigt la responsabilité écrasante de l’Élysée et de son entourage dans cette affaire.

Partant de là, il est urgent que l’Élysée s’exprime publiquement sur cette affaire Benalla car la crédibilité des plus hautes autorités de l’État français est en jeu.

Par ailleurs, France Frexit demande que les services de contre-espionnage et ceux en charge de la sécurité intérieure de l’État français (DGSI) soient également interrogés publiquement par les commissions d’enquêtes parlementaires, que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Sénat, afin qu’eux-mêmes apportent leur leur éclairage sur cette situation hallucinante, où un homme inconnu des autorités de police a pu côtoyer pendant plusieurs mois le chef de l’État et participer à des opérations de police de la plus haute importance, en toute tranquillité et de manière quasi anonyme, en bénéficiant de tous les attributs d’une police parallèle, y compris d’un port d’arme.

Pour qui roulait et pour qui roule réellement le barbouze Benalla ? Qui lui a permis d’accéder à toutes ces prérogatives pour lesquelles il n’avait aucun droit d’accès réglementaire ? Qui le protégeait jusqu’alors et qui lui donnait ce sentiment d’impunité ?

Tuelles sont les questions qu’il est urgent d’éclaircir.

Il en va de la crédibilité de l’État français et de son indépendance.

La démission de quelques fusibles ne suffira pas à éteindre l’incendie déclenché par cet individu et ses collaborateurs potentiels, eux aussi visés par une enquête judiciaire.

L’Élysée au cœur de l’affaire

Sur ce point, les propos ahurissants du sénateur LREM Alain Richard sur une radio publique aujourd’hui semblent largement déconnectés de l’émoi suscité en France et à l’étranger par cette affaire d’État.

À l’entendre nous serions confrontés à un banal fait divers qui se déroulerait à “trois ou quatre échelons” en dessous du président de la République… Alors qu’au contraire tout laisse à penser que Benalla pourrait avoir tiré ses privilèges directement de sa proximité, voire de son intimité, avec le président de la République, si l’on en croit certains témoignages parus dans la presse, qui signalent par exemple que Benalla disposait des clefs de la résidence du Touquet des Macron.

Décidément cette affaire éclabousse de plus en plus de personnalités et montre le pouvoir actuel sous son vrai visage, un visage ô combien inquiétant.

Pourquoi Le Monde et BFM ont-ils sorti cette affaire ? 

Au-delà des questions précédemment évoquées , la question qui hante les réseaux sociaux et internet depuis plusieurs jours consiste à savoir pourquoi soudainement Le Monde et BFM TV ont décidé de sortir publiquement cette affaire, de la médiatiser au plus haut niveau dans la torpeur de l’été, une affaire ancienne puisqu’elle datait de plus de 2 mois, et alors que depuis son élection l’an dernier, ils étaient plutôt prompts à protéger le Président Macron plutôt qu’à l’exposer à la vindicte populaire.

Diverses hypothèses circulent sur la toile, mais bien peu sont convaincantes selon notre analyse.

Le Grand Orient de France a officiellement démenti au passage l’appartenance d’Alexandre Benalla à son obédience, comme des rumeurs relayées notamment par LLP le laissent accroire sur le net.

Certains observateurs dénoncent la proximité de Benalla avec le Pouvoir marocain et possiblement les services secrets de sa Majesté, qui serait assez généreuse à son égard, selon diverses rumeurs invérifiées.

Un proche du Président trop proche de la cause palestinienne ?

Une autre autre information, un peu plus précise, relayée notamment par Valeurs Actuelles,  signale que Benalla serait un fervent soutien de la cause palestinienne…

Et cette information peu médiatisée alimente l’hypothèse qui nous parait la plus crédible à ce jour pour explique ce soudain emballement médiatique, politique et judiciaire :

Alexandre Benalla a-t’il été sanctionné pour cette proximité avec la cause palestinienne, au moment où Israël s’enlise géopolitiquement et juridiquement dans son conflit contre les Palestiniens ?

L’UPR reprend également des informations sulfureuses, concernant des liens entre Benalla et le géant Makao, recruté par ses soins pour protéger Macron, lui même en contact avec Jawad, le fameux logeur de Daesh, impliqué dans les attentats de Paris…

Cette affaire serait-il un coup de semonce à l’égard de Macron par ses puissants protecteurs qui lui avaient promis un avenir radieux bien avant son élection, et qui voudraient ainsi l’inciter à choisir des collaborateurs un peu plus compatibles avec leurs propres idées et une possible “feuille de route” occulte ?

Dans une récente interview datant de Juin 2018 Jacques Attali, lui qui s’était publiquement félicité d’avoir contribué à l’élection de Macron alors que celui-ci était quelques années auparavant un illustre inconnu pour l’électorat français, a fait des déclarations surprenantes dans lesquelles il déclare qu’il n’est “pas le conseiller de Macron”, et une toute nouvelle tribune signée de sa plume semble le mettre en garde sous la forme d’une curieuse métaphore du ballon et de l’épingle.

Malencontreuses coïncidences ? Effet d’aubaine ? Métaphore à plusieurs niveaux de lecture ?

A ce jour et à cette heure, l’hypothèse d’un coup de semonce de certains conseillers, réels ou supposés et jusqu’alors bienveillants, ou pourquoi pas de la part de “l’Etat profond”, à l’égard d’un Macron qui aurait tendance à prendre un peu trop de libertés sur certains sujets ultra-sensibles depuis sont élection (tels qu’un rapprochement avec Poutine par exemple ?), nous semble tenir la corde, sachant qu’il lui reste encore 4 ans de mandat à couvrir.

Recadrage au plus haut niveau

Mais cette piste d’un recadrage au plus haut niveau reste à vérifier dans les prochains jours, sachant que cette affaire d’Etat lancée par les grands médias alignés étant loin d’avoir produit tous effets.

A suivre, et comme toujours à chacun et chacune de se forger sa propre opinion.

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7 pensées sur “Benalla – Police parallèle ou copinage malsain ?

  • 24 juillet 2018 à 7 h 52 min
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    Benalla tabassant du gauchiste le 1er mai, ça ne fait pas très “proximité avec la cause palestinienne”….

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    • 24 juillet 2018 à 8 h 37 min
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      Bof, il y a des gauchistes pro-Israël et des droitards pro-palestiniens…

      Et par ailleurs entretenir une image de tabasseur de gauchistes, cela peut peut-être servir son “aura” dans certains milieux, mais dans ce cas il faut que cala reste dans les cercles restreints et il ne faut pas que la grande presse s’en mêle : sur ce point, c’est raté.

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      • 24 juillet 2018 à 10 h 06 min
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        Attendons les témoignages des victimes.

        Dans les défilés du 1er mai, il y a souvent des manifestants pro-Palestiniens, jamais l’inverse.

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        • 24 juillet 2018 à 10 h 28 min
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          Apparemment ce n’étaient pas des manifestants (pas de casques ni foulards ni cagoules en tout cas), mais un couple de quidams qui passait par là et s’énervait de voir des manifestants chargés par des CRS, et qui leur a balancé une carafe d’eau…

          Apparemment.

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  • 24 juillet 2018 à 10 h 59 min
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    Message caché dans la métaphore d’attali sur l’épingle et le ballon.
    Visiblement c’est un test qui est lancé à Macron ou une stratégie pour montrer qu’il peut se relever des coups durs qu’on lui porte, et en même temps de lui dire, “suis bien le plan qu’on t’a donné, sinon…”

    La conclusion parle d’elle même :
    ” Les épingles ne sont alors que les prétextes pour se débarrasser d’un ballon dont on ne veut plus.
    La seule réponse est, dans ce cas, de recréer le désir de ce ballon, de montrer sa valeur, sa force, son épaisseur, son utilité : Dans la vie publique, comme dans la vie privée, rien ne vaut le désir et le projet, le désir du projet.”

    On va en rebouffer du Macron, soyez sur !

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    • 24 juillet 2018 à 14 h 44 min
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      Macron est une baudruche, ça c’est sûr, mas pas encore aussi enflée que celle-là.

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      • 24 juillet 2018 à 14 h 57 min
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        Thierry Meyssan signale que Benalla était pressenti pour mettre en place un service secret de l’Elysée, sur le modèle étasunien de l’US Secret Service :

        Comme nous l’avons déjà signalé, il est également présenté dans cet article comme membre des services secrets de sa Majesté du Maroc, ce qui ne remet pas en cause notre hyptohèse :

        http://www.voltairenet.org/article202126.html

        Par contre, se donner en spectacle en arrêtant des quidams dans la rue, ce n’est pas très pro pour quelqu’un qui voudrait passer inaperçu…

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