Le monde en creux – Pierre Conesa déballe sur Thinkerview

Il se ce dit libre de parler car à la retraite : mais enfin, tout le monde sait très bien que même à la retraite, on ne peut jamais parler librement, et que l’on reste redevable de sa notoriété.

Pierre Conesa, malgré son avertissement, ne déroge pas à la règle, et dans cette vidéo sur le nébuleux Thinkerview, il semble laisser de côté tout un pan de compréhension du monde contemporain.

Un plan central, évidemment, qu’il « oublie » opportunément d’évoquer dans un torrent de paroles, même quand l’intervieweur tente de le recentrer sur l’essentiel, difficilement, et le faire revenir dans le droit chemin.

Alors si vous avez raté BFM TV ou Le Monde, rassurez-vous : il vous reste Thinkerview pour vous rattraper !

Vous en saurez un peu plus que sur BFM TV, beaucoup plus même, mais pas assez pour comprendre la réalité du monde, surtout pas.

Et en plus, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Pierre Conesa nous raconte l’histoire du monde, une histoire volubile, qui part dans tous les sens, sans aucun lien apparent…

Mais il s’agit bien évidemment de la petite histoire, par le petit bout de la lorgnette géopolitique, médiatique.

Un torrent de paroles pour masquer l’essentiel ? 

Pierre Conesa est ainsi assuré que personne ne viendra lui chercher des poux et gâcher sa paisible retraite. Personne d’important en tout cas.

Parfois il se rapproche du sujet, notamment quand il expose l’importance fondamentale du cinéma et principalement d’Hollywood dans le formatage des générations, mais non, il s’en tient là encore à la petite histoire.

Quant il parle du nouveau Roi d’Arabie Saoudite, il évoque son racket auprès des riches familles du Royaume, mais il omet d’évoquer Neom.

Surtout ne pas évoquer l’essentiel. Jamais, ô grand jamais. La Vérité peut attendre, contentons-nous de demi-vérités et de pis-allers.

Même quand l’intervieweur lui tend la perche pour tenter de l’amener vers une analyse un peu plus claire et un peu plus consistante du monde actuel : mais non, vraiment. Surtout pas. Ne jamais nommer l’innommable. Jamais.

Mais par contre, les Musulmans, les Chrétiens, les Evangélistes, les Arabes, les Saoudiens, les Américains profonds, les Français, les Russes, les Noirs, les Chiites, les Sunnites, les Yougoslaves, les Orthodoxes, les Catholiques, les Oligarques, les Israëliens, les Chinois, Trump, Poutine, Chirac, Macron, l’Iran, l’Asie, les pays du Golfe, l’Afrique, la Route de la Soie, les Turcs, les rouges, les jaunes, les japs, le basané, le blanc, les gouvernants, le terroristo-irano-musulman, les Sunnites, les Chiites, la Hollande, le Dollar, l’Euro, la propagande, Hitler, les conventions internationales, l’Onu, la Cour Européenne, le Londonistan, les Salafistes, les anti-sémites, les racistes, le Droit d’asile, les refuzniks, le soft power américain, les méchants, le sionisme, l’impérialisme, le plan Blum-Byrnes, les migrants, Stallone, les Super Heros, Guantanamo, Le Népal… tous y passent. Tous. Ou presque.

Ou presque.

Posez-vous la question de ceux qui ne sont jamais impliqués ni même évoqués dans les explications de Pierre Conesa, comme s’ils n’existaient pas.

Comme s’ils n’avaient aucun Pouvoir.

Et vous, dans tout ce fatras incompréhensible et sans logique apparente, et saurez-vous reconnaître l’essentiel et nommer ceux qui sont aux manettes ?

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